
de gauche à droite : SAS le prince Albert II de Monaco, M. Philippe Narmino, M. Jean-Marc Sauvé - Photo : Philippe Fitte ®
Par décret du 23 décembre 2011, le Président de la République a nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre étranger M. Philippe Narmino, directeur des services judiciaires de la Principauté de Monaco et président du Conseil d’Etat monégasque.
M. Narmino a demandé à M. Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat, de lui en remettre les insignes. La cérémonie a eu lieu le 8 mars dernier au palais de Justice de Monaco, en présence de Son Altesse Sérénissime Albert II, Prince souverain de Monaco. Outre les proches du récipiendaire, avaient été également conviées les principales autorités de la Principauté, dont le Ministre d’Etat M. Michel Roger, ainsi que M. Hughes Moret, ambassadeur de France.
Dans son intervention, le vice-président a retracé les différentes étapes de la formation et de la carrière de M. Narmino qui a suivi les enseignements de la section internationale de l’Ecole nationale de la magistrature, à Bordeaux, dont il est sorti major. Il a ensuite gravi les différents échelons de la magistrature de son pays, avant d’être nommé directeur des services judiciaires. Celui-ci exerce à Monaco les fonctions de ministre de la Justice et il est soumis directement à l’autorité du Prince. Le directeur des services judiciaires de Monaco est en outre président du Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat de Monaco exerce en Principauté des attributions exclusivement consultatives. Le vice-président a souligné que les Conseils d’Etat de France et de Monaco étaient liés depuis le 17 novembre 2009 par une convention de jumelage. C’est dans le cadre de celle-ci que les deux institutions coopèrent en échangeant sur des sujets d’intérêt commun, portant notamment sur l’application de la convention européenne des droits de l’homme à laquelle la France et Monaco sont parties.
Dans sa réponse, M. Narmino a souligné l’intérêt qu’il avait constamment porté au droit français en général et à la jurisprudence du Conseil d’Etat en particulier. Il a marqué l’importance donnée par les autorités monégasques aux actions conduites par les deux Conseils d’Etat en application de la convention de jumelage. Il a également souligné qu’à ses yeux une étroite coopération entre les juristes français et monégasques ne pouvait que contribuer à la promotion du droit continental et de la francophonie, notamment au sein des organisations internationales. Il a conclu en soulignant le prix qu’il attachait à la distinction que la République française venait de lui conférer.
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