Le Palais-Royal des Orléans

1692 - 1793

Monsieur, frère du Roi et son fils, le Régent

Les travaux entrepris par le Régent

Louis-Philippe d’Orléans et les travaux de Contant d’Ivry et de Moreau-Desproux

Le futur Philippe Egalité et l’architecte Victor Louis

 

Monsieur, frère du Roi et son fils, le Régent

Lorsque Louis XIV s’installa au Louvre en 1661, son frère Philippe, duc d’Orléans, fut autorisé à habiter le Palais-Royal.

Ses deux épouses y résidèrent : Henriette d’Angleterre, dont Bossuet écrivit la fameuse oraison funèbre en 1670, puis la princesse Palatine, qui nous a laissé des mémoires très vivants.

Le roi imposa en 1692 sa fille légitimée, Mlle de Blois, en mariage au duc de Chartres, fils du duc d’Orléans et de la princesse Palatine. Ces derniers en tirèrent une grande humiliation. Le roi leur donna en compensation l’apanage du Palais-Royal.

par François de Troy. Château de Versailles. copyright RMN

Monsieur, puis son fils, devenu duc d’Orléans en 1701, puis régent à partir de 1715, y organisèrent de nombreuses festivités et y firent de coûteux aménagements.

Le Palais-Royal resta jusqu’en 1848 la résidence des ducs d’Orléans.

 

Les travaux entrepris par le Régent

Les Orléans n’habitèrent pas dans l’aile nord-est, où Anne d’Autriche avait eu ses appartements. Mais ils s’installèrent dans la partie ouest, le long de la rue de Richelieu, dans l’ancien palais Brion. Avant de devenir Régent, le duc de Chartres chargea Oppenord des décorations du grand appartement. Il y développa ce qui devint le style “Régence”.

Au nord de ces appartements, une nouvelle galerie fut construite par Hardouin-Mansart. Coypel y peignit des thèmes virgiliens, si bien qu’elle fut appelée “galerie d’Enée”.

Au sud, le Régent installa de petits appartements où il recevait ses maîtresses et des courtisans dignes du supplice de la roue, les roués.

Toute cette partie fut détruite en 1784, lorsque le Théâtre-Français, l’actuelle Comédie-Française, y fut construit.

 

Louis-Philippe d’Orléans et les travaux de Contant d’Ivry et de Moreau-Desproux

Le fils du Régent résida peu au Palais-Royal et n’y entreprit pas de travaux. On lui doit seulement la place de Valois, qui était à l’époque une dépendance du Palais-Royal, selon les plans de l’architecte Cartaud. En 1741, il abandonna le palais à son fils Louis-Philippe d’Orléans, qui lança deux campagnes de construction.

Contant d’Ivry fut chargé de la première de celles-ci, en 1752. Deux salles datent de cette époque : la salle de la section des finances et l’ancienne salle à manger, où siège aujourd’hui le Tribunal des conflits. Contant d’Ivry décora aussi la première de ces pièces dans le goût délicat du début du siècle et la seconde dans le style néo-classique.
Après l’incendie de la salle de l’opéra en 1763, une reconstruction générale du palais fut entreprise. Le bâtiment central et les deux ailes de l’avant-cour datant de Richelieu furent rasés. L’architecte Moreau-Desproux reconstruisit la salle de spectacles et les façades de la première cour.

Contant d’Ivry construisit le bâtiment central actuel et la façade nord sur la cour d’honneur. Le grand escalier, qui remplaça celui de Lemercier, est également son oeuvre.

 

Le futur Philippe Egalité et l’architecte Victor Louis

Un nouvel incendie détruisit, en 1781, la salle de l’opéra. Louis Philippe Joseph d’Orléans, le futur Philippe Égalité, confia alors les nouveaux travaux à l’architecte Victor Louis. Celui-ci rasa tous les bâtiments situés à l’ouest (palais Brion, salon d’Oppenord et galerie d’Enée) pour y bâtir la nouvelle salle de spectacles. Cet édifice, achevé en 1790, fut transformé, au XIXe siècle, par Prosper Chabrol, qui lui donna son aspect extérieur actuel. C’est encore aujourd’hui la salle de la Comédie-Française.

 

Louis Philippe Joseph d’Orléans est à l’origine de l’ensemble architectural du Palais-Royal tel que nous le connaissons aujourd’hui, laissant ainsi aux Parisiens l’un de leurs plus beaux jardins publics. Dans le cadre d’une importante opération immobilière, il fit en effet construire des maisons autour du parc situé derrière son palais, selon le même modèle architectural, et les loua à des particuliers.

Il fit des jardins du Palais-Royal un lieu d’agitation où se jouèrent certains des premiers soulèvements de la Révolution.

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