Les femmes et les hommes du Conseil d'État

Conseiller. Juger. Gérer. Le Conseil d’État c’est plus de 600 personnes au quotidien. Découvrez les visages qui se cachent derrière les colonnes du Palais-Royal.

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Le Conseil d’État, vous en entendez parler, mais savez-vous quels visages se cachent derrière les colonnes du Palais-Royal ?

Voici Élodie. Elle a 27 ans, et elle a choisi de rejoindre le Conseil d’État à sa sortie de l’ENA. Elle est auditrice.

À 36 ans, Vincent a rejoint le Conseil d’État la même année qu’Élodie en tant qu’auditeur. Il était chef de bureau dans un ministère avant d’intégrer l’ENA par le concours interne réservé aux fonctionnaires.

Chaque année, 4 à 6 élèves de l’ENA peuvent ainsi intégrer le Conseil d’État. Les membres du Conseil d’État sont âgés de 25 à 68 ans. D’abord auditeurs, ils deviennent après quelques années maîtres des requêtes puis conseillers d’État. Souvent désignés par l’appellation générique « conseiller d’État », ce terme n’est qu’un grade et tous les membres du Conseil d’État disposent d’une voix égale lors des délibérations collégiales.

Pierre, le voisin de bureau d’Élodie, a 55 ans. Il est lui aussi un ancien élève de l’ENA. Après avoir été auditeur, Pierre a exercé des fonctions à l’extérieur du Conseil d'État. D’abord sous-préfet, il a ensuite été secrétaire général d’un ministère avant de retourner au Conseil d’État.

Comme lui, beaucoup de membres exercent des fonctions à l’extérieur de l’institution au cours de leur carrière. Mais tous les membres n’ont pas intégré le Conseil d’État à leur sortie de l’ENA. Environ 45% ont emprunté d’autres voies de recrutement : le tour extérieur et le service extraordinaire.

Ainsi, Nicolas, 41 ans, ancien magistrat administratif, et Françoise, 54 ans, médecin, ont été nommés au Conseil d’État sur la base de leurs expériences professionnelles antérieures. C’est ce qu'on appelle le tour extérieur.

Le service extraordinaire permet d’exercer des fonctions au Conseil d’État pour une durée limitée. Benoît, juge judiciaire, est ainsi nommé pour une durée de 4 ans. Il est maître des requêtes en service extraordinaire. Jean-Yves, quant à lui ambassadeur, est conseiller d’État en service extraordinaire pour 5 ans. Ils reprendront ensuite leurs anciennes fonctions.

Au Conseil d’État, pas de bureaux isolés mais des salles de travail en "open space" qui favorisent les échanges informels entre les membres. Si le travail au quotidien est d’abord individuel, la grande diversité des profils réunis dans un même espace de travail permet à chacun de s’appuyer sur l’avis et l’expérience des autres.

Comme Muriel, technicienne informatique, et Franck, secrétaire d’audience, environ 400 agents ont pour mission l’organisation quotidienne de l’institution et la gestion des tribunaux administratifs, des cours administratives d’appel et de la cour nationale du droit d’asile.

Conseiller, juger, gérer. Le Conseil d’État, c’est plus de 600 personnes au quotidien.