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Ariane Web: Conseil d'État 18561, lecture du 27 février 1981, ECLI:FR:CESSR:1981:18561.19810227
Decision n° 18561
Conseil d'État

N° 18561 18848 18884 18915
ECLI:FR:CESSR:1981:18561.19810227
Publié au recueil Lebon
10/ 2 SSR
M. Ducoux, président
M. Aberkane, rapporteur
M. Costa, commissaire du gouvernement


Lecture du 27 février 1981
REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS



SOUS LE N° 18. 561, VU LA REQUETE ET LE MEMOIRE COMPLEMENTAIRE PRESENTES POUR LE SYNDICAT DES NATURALISTES DE FRANCE, DONT LE SIEGE SOCIAL EST A LA CHAMBRE DES METIERS DU LOIR ET CHER, ... A BLOIS LESDITES REQUETE ET MEMOIRE ENREGISTRES AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 22 JUIN ET LE 12 SEPTEMBRE 1979 ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT ANNULE L'ARRETE EN DATE DU 24 AVRIL 1979 PORTANT LISTE DES MAMMIFERES PROTEGES SUR L'ENSEMBLE DU TERRITOIRE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 3 DE LA LOI DU 10 JUILLET 1976 ;
SOUS LE N° 18. 848, VU LA REQUETE SOMMAIRE ET LE MEMOIRE COMPLEMENTAIRE ENREGISTRES LE 9 JUILLET ET LE 26 SEPTEMBRE 1979, PRESENTES POUR LA CHAMBRE SYNDICALE DE LA PELLETERIE BRUTE FRANCAISE, DONT LE SIEGE SOCIAL EST ... A PARIS 2EME , ET TENDANT A L'ANNULATION DE L'ARRETE SUSVISE DU 24 AVRIL 1979 ;
SOUS LE N° 18. 884, VU LA REQUETE ENREGISTREE LE 11 JUILLET 1979 PRESENTEE POUR LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS D'EURE ET LOIR, DONT LE SIEGE SOCIAL EST MAISON DE L'AGRICULTURE, LA MADELEINE, A CHARTRES ET POUR L'UNION NATIONALE DES PRESIDENTS DE FEDERATIONS DEPARTEMENTALES DES CHASSEURS DONT LE SIEGE SOCIAL EST ... A PARIS 17EME , ET TENDANT A L'ANNULATION DU MEME ARRETE DU 24 AVRIL 1979, ET A CE QU'IL SOIT SURSIS A SON EXECUTION ;
SOUS LE N° 18. 915, VU LA REQUETE ENREGISTREE LE 12 JUILLET 1978, PRESENTEE POUR LE SYNDICAT NATIONAL DES GARDES-CHASSE ET PECHE DE FRANCE, DONT LE SIEGE SOCIAL EST A ..., ET TENDANT A L'ANNULATION ET AU SURSIS A EXECUTION DU MEME ARRETE DU 24 AVRIL 1979 ;
VU LA LOI DU 10 JUILLET 1976 ; VU LE DECRET DU 25 NOVEMBRE 1977 ; VU LE CODE RURAL ; VU LE DECRET DU 27 AVRIL 1972 ; VU L'ARRETE MODIFIE DU 5 AVRIL 1962 ; VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ; VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;
CONSIDERANT QUE LES REQUETES SUSVISEES SONT DIRIGEES CONTRE LE MEME ARRETE, QU'IL Y A LIEU DE LES JOINDRE POUR Y ETRE STATUE PAR UNE SEULE DECISION ;
SUR LES INTERVENTIONS : CONSIDERANT QUE LA SOCIETE NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE ET D'ACCLIMATATION DE FRANCE ET LA FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE PROTECTION DE LA NATURE ONT INTERET AU MAINTIEN DE L'ARRETE ATTAQUE ; QU'AINSI LEUR INTERVENTION EST RECEVABLE ;
SUR LA LEGALITE DE L'ARRETE ATTAQUE : SANS QU'IL SOIT BESOIN D'EXAMINER LES AUTRES MOYENS DE LA REQUETE : CONSIDERANT QUE L'ARTICLE 1ER DU DECRET DU 25 NOVEMBRE 1977 DISPOSE QUE LES ARRETES PRIS PAR LE MINISTRE CHARGE DE LA PROTECTION DE LA NATURE ET PAR LE MINISTRE DE L'AGRICULTURE, EN APPLICATION DE LA LOI DU 10 JUILLET 1976, POUR DEFINIR LES ESPECES ANIMALES QUI FONT L'OBJET DE MESURES DE PROTECTION, SOIENT PRIS APRES AVIS DU CONSEIL NATIONAL DE LA CHASSE-----ET DE LA FAUNE SAUVAGE "S'IL S'AGIT DE GIBIERS" ; QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 1ER DU DECRET DU 11 OCTOBRE 1977 "SONT CONSIDEREES COMME GIBIER LES ESPECES ANIMALES NON DOMESTIQUES FIGURANT SUR LA LISTE ETABLIE PAR ARRETE DU MINISTRE CHARGE DE LA CHASSE PRIS APRES AVIS DU CONSEIL NATIONAL DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE" .QUE L'ARRETE ATTAQUE EDICTE DES MESURES DE PROTECTION CONCERNANT DES MAMMIFERES DONT CERTAINS AU MOINS PEUVENT CONSTITUER DES GIBIERS ; QUE, ALORS MEME QUE LA LISTE PREVUE PAR LE DECRET DU 11 OCTOBRE 1977 N'AVAIT PAS ENCORE ETE ETABLIE, LE CONSEIL NATIONAL DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE DEVAIT ETRE MIS A MEME D'APPRECIER LA QUALITE DE GIBIER DES ESPECES CONCERNEES ET, LE CAS ECHEANT DONNER SON AVIS SUR LE BIEN FONDE DES MESURES DE PROTECTION ENVISAGEES ;
CONSIDERANT QUE CONTRAIREMENT A CE QUE SOUTIENT LE MINISTRE, LES DEBATS DU CONSEIL NATIONAL DE LA CHASSE ET DE LA FAUNE SAUVAGE DU 26 AVRIL ET DU 30 DECEMBRE 1978 DONT LES PROCES VERBAUX FIGURENT AU DOSSIER N'ONT PAS PORTE SUR LA LISTE DES MAMMIFERES QUI FAIT L'OBJET DE L'ARRETE ATTAQUE ET QU'IL N'EN RESULTE PAS QUE CES MAMMIFERES NE CONSTITUERAIENT PAS DES GIBIERS ; QU'IL SUIT DE LA QUE L'ARRETE ATTAQUE A ETE PRIS SUR UNE PROCEDURE IRREGULIERE ET QU'IL DOIT DONC ETRE ANNULE DANS SON ENSEMBLE ;
DECIDE : ARTICLE 1ER - L'INTERVENTION DE LA SOCIETE NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE ET D'ACCLIMATATION DE FRANCE ET DE LA FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE PROTECTION DE LA NATURE EST ADMISE. ARTICLE 2 - L'ARRETE INTERMINISTERIEL EN DATE DU 24 AVRIL 1979 FIXANT LA LISTE DES MAMMIFERES PROTEGES EST ANNULE.
ARTICLE 3 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A LA SOCIETE NATIONALE DE PROTECTION DE LA NATURE ET D'ACCLIMATATION DE FRANCE, A LA FEDERATION FRANCAISE DES SOCIETES DE PROTECTION DE LA NATURE, AU SYNDICAT DES NATURALISTES DE FRANCE, A LA CHAMBRE SYNDICALE DE LA PELLETERIE FRANCAISE, A LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS D'EURE ET LOIR, A L'UNION NATIONALE DES PRESIDENTS DE FEDERATIONS DEPARTEMENTALES DE CHASSEURS, AU SYNDICAT NATIONAL DES GARDE-CHASSE ET PECHE DE FRANCE, AU MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT ET DU CADRE DE VIE ET AU MINISTRE DE L'AGRICULTURE.


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