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Ariane Web: Conseil d'État 27657, lecture du 10 février 1982, ECLI:FR:CESSR:1982:27657.19820210

Décision n° 27657
10 février 1982
Conseil d'État

N° 27657
Inédit au recueil Lebon
2ème - 6ème SSR
M. Olivier, rapporteur
M. Bacquet, commissaire du gouvernement


Lecture du mercredi 10 février 1982
REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS



Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 30 septembre 1980, présentée par Mme A... (D...) demeurant 3 rue du docteur Samalens à Auch (Gers), et tendant à ce que le Conseil d'Etat: 1° annule la décision du 17 juillet 1980 par laquelle l'instance arbitrale créée par la loi du 2 janvier 1978 a rejeté sa demande tendant à voir fixer une nouvelle valeur d'indemnisation pour des immeubles sis à el Achour (Algérie); 2° renvoie l'affaire devant l'instance arbitrale,
Vu la loi numéro 70-632 du 15 juillet 1970, modifiée par la loi numéro 78-1 du 2 janvier 1978;
Vu le décret numéro 78-857 du 10 août 1978;
Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953;
Vu la loi du 30 décembre 1977.
Considérant qu'aux termes du troisième alinéa ajouté à l'article 22 de la loi N° 70-632 du 15 juillet 1970 par l'article 15-II de la loi N° 78-1 du 2 janvier 1978, "une valeur différente de celle résultant de l'application des barèmes peut-être fixée par une instance arbitrale placée sous la présidence d'un magistrat de l'ordre judiciaire et statuant à la demande de l'intéressé sur la production d'un acte authentique dans des conditions fixées par décret"; que, si l'article 13 du décret N° 87-857 du 10 août 1978 assimile aux actes authentiques, pour l'application de l'article 22, alinéa 3, de la loi du 15 juillet 1970, les actes sous seing privé ayant date certaine, cette disposition n'a pas eu pour objet et n'aurait pu, d'ailleurs, avoir légalement pour effet de permettre l'évaluation des immeubles sur la base d'estimation faite par des experts; que, dès lors, Mme A... n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de retenir une évaluation faite à dire d'expert en application d'une ordonnance du président du Tribunal de grande instance d'Alger en date du 21 novembre 1959, l'instance arbitrale créée par la loi du 2 janvier 1978 aurait fait une fausse application de l'article 22 modifié de la loi du 15 juillet 1970.
DECIDE
ARTICLE 1er: La requête de Mme A... est rejetée.